24/09/2016, Géraldine

geraldine
Copyright : Matthias Wiemann / Flickr

Géraldine est une vieille femme, belle encore. Son visage est creusé de rides, anfractuosités à fleur de peau. Sa peau est hâlée, tachetée par endroits, peau de brune qui a déjà connu d’innombrables étés.

Géraldine est heureuse d’être là, avec son mari, ses enfants – ceux qui restent – et ses petits-enfants. Elle se réjouit de la fête, des bulles de champagne qui caressent les papilles et galvanisent le corps, le corps et puis le cœur, et vous laissent lascif, éperdu le lendemain, la tête endolorie.

Géraldine aime danser, elle avance sur la piste de son pas fluet, demande à un homme d’une soixantaine d’années s’il veut bien l’accompagner. Mais l’homme est seul, timide, taciturne. Il refuse. Alors je lui tends la main et l’on s’envole pour une valse que je n’ai jamais su danser. Je sens la peau de ses bras fripés sous mes doigts – comme un papier aux mille bulles recouvrant un paquet trop fragile – et je lui pose des questions qu’elle n’entend pas.

 

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