12/11/2018

Photo by Noah Buscher on Unsplash

J’écris contre les langues brûlantes, bandantes, échappées d’entre les lèvres pour cogner fort leur désir

Contre la vitre, dans la vitrine du marchand de biens

Les alvéoles roses de la langue écrasées sur le verre

Et qui lèchent tout, les choux, les cailloux, les joujoux

Ne se rassasient de rien

Et finissent amputées, folles à lier ces langues

Tordues de désir, délavées d’amour, tendues vers l’impossible rêve

Elles ne parlent plus

Les mots vendus se cognent et s’étourdissent contre les murs

Je les veux folles alliées ces langues

Une écharpée de chairs haletantes, bataillant, se croisant, caressantes, languides et compatissantes

Les mots jaillis comme une marée écumante – définitive – qui nous emporte tous

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s