26/12/2016, Tina

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Copyright : Jeffrey Wegrzyn / Unsplash

Tina est américaine. Elle enseigne l’anglais depuis trois ans « dans un coin paumé du Japon » dit-elle. La ville est si petite que l’on croise forcément ses collègues ou des parents d’élèves dans le dénuement aqueux du onsen municipal. C’est un peu étrange de se retrouver ainsi nu comme un ver, mais on s’habitue vite. L’isolement lui aura au moins permis de polir un japonais parfaitement maitrisé.

Tina pense que cela sera sa dernière année ici. Elle a tout aimé de son expérience nippone, mais elle sent qu’elle touche le bout de quelque chose. Ensuite, elle retournera sans doute quelques mois chez elle, dans le New Jersey. Puis elle repartira. Le voyage est une maladie optimiste et auto-immune.

Tina me confie son affection immense pour le mont Koya, la plus grande ville monastique du Japon. Elle est d’abord en quête d’une certaine forme de solitude. Dans quelques jours, les japonais célèbreront le passage de la nouvelle année en famille. Tina a prévu de passer ces instants seule. Le 31 décembre, elle arpentera les vallées brumeuses et sinueuses du Kumano Kodo. Elle se couchera tôt et de réveillera à l’aube le lendemain pour regarder le soleil se lever pour la première fois de l’année et assister à la prière du matin.

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