18/02/2016

19022016
Copyright José Martin

Une solitude d’outre-tombe, enfouie en boule en bas des escaliers du métro.  Anorak bleu, bonnet vert d’eau mousseux ligné de paillettes irisées, chaussures de marche robustes. Une main anguleuse et ridée dépasse de la silhouette pelotonnée : un pouce vernis rouge et un index couronné d’un ongle très long, épais et friable.

Je me sens toujours si parfaitement inutile dans ces instants, observatrice désolée et passagère, le regard ourlé de pitié. J’aimerais dire que je me suis arrêtée, que j’ai fait quelque chose – mais quoi? – mais je finis par me laisser happer. Alors je passe mon chemin, après avoir croisé cette forme dans ce qu’elle a de plus humain – vulnérable et humain – et je ne saurai pas même dire si il / elle était un homme / une femme.

Mais ces récits et portraits, qui parfois deviennent rencontres, me donnent l’impression de dépasser, le temps de quelques lignes et d’une silhouette gravée, l’indifférence.

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