07/01/2016

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Copyright : Tina Leggio / Flickr

Ce matin en remontant mon escalator quotidien, juste avant d’investir les lieux où mon rôle de force vive de la nation prend chaque matin tout son sens, j’ai chu. Les deux mains dans les poches de ma parka, un tombé magistral. Mon genou droit est d’abord venu heurter une des marches, puis mes deux avant-bras se sont fracassés quelques marches plus haut. Le visage à 2 centimètres du métal, les dents grinçant encore du choc qu’elles venaient d’éviter.

Puis je me suis relevée, le squelette un peu douloureux, stupéfaite surtout par l’indifférence ambiante. Pas un bras amical pour m’aider, pas une personne pour croiser mon regard et s’assurer que oui, ça allait. L’homme devant moi m’a adressé un « ça va? » sans même me regarder ni attendre de réponse.

Et puis après un tube d’arnica avalé à la pharmacie et les paroles réconfortantes d’une collègue, ça m’a donné encore plus envie de rencontres, de prendre les devants. Peut-être que cet homme avait peur de m’importuner, d’être intrusif, de me toucher l’épaule? Peut-être qu’il me pensait mortifiée d’être tombée devant lui, honteuse de ma maladresse?

Je prends les transports en commun presque tous les jours, une multitude d’individus s’y entrecroisent, s’y entrechoquent. Mais c’est si difficile de s’y rencontrer, de s’y considérer.

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